Je te rendrai grâce parmi les peuples

Missionnaires, les Petites Sœurs le sont dès la naissance de la Congrégation. Sr Marie-Sandra, Française, vit actuellement dans une des deux maisons du Sri Lanka, elle nous partage son expérience.

J'ai passé toute mon enfance en Ille-et-Vilaine, entre mes parents, un frère de sept ans mon aîné, et une sœur, deux ans plus âgée que moi.

L'appel de l'Amérique du Sud

Après mon baccalauréat, ne sachant quelle orientation prendre, je décidai de réaliser un rêve : partir seule un an à la découverte d'un autre pays, d'une autre culture, dans un service humanitaire. Après une lecture passionnante sur les Incas et les montagnes andines d'Amérique du Sud, c'est ce continent que je choisis. Mes parents m'ont aidée à chercher une ONG (Organisation Non Gouvernementale) ou une association qui avait une mission dans ce continent. Je téléphonai aussi à des congrégations religieuses mais elles n'y étaient pas implantées. Enfin, les Petites Sœurs des Pauvres me répondirent qu'elles avaient des maisons en Colombie, en Argentine et au Chili ! Je ne les connaissais pas et ne savais pas que leur Maison-Mère était si proche de chez moi !

Je partis donc au Chili en Août 2000 sans savoir la langue, mais très heureuse de pouvoir vivre cette expérience de liberté et de don de soi au service des personnes âgées pauvres qu'elles accueillaient !

Ma famille est catholique ; Maman surtout nous emmenait chaque dimanche à la messe et nous a transmis sa foi. Son recueillement à l'église m'a marquée : ses yeux fermés sur l'extérieur me semblaient ouverts sur un monde invisible. Dieu était pour moi d'abord présent dans le cœur de Maman. Dans notre vie de famille, la foi se vivait dans la discrétion, sans nombreuses manifestations extérieures.

Lorsque je suis arrivée au Chili, à Santiago, j’ai été interpellée dans ma foi : était-elle juste une tradition religieuse reçue de ma famille ou une véritable conviction personnelle ? Peu à peu, partageant avec les Sœurs et les personnes âgées leurs temps de prières quotidiennes, j'ai découvert combien Dieu est Père, si proche, si bon, et j'ai fait connaissance avec la Personne de Jésus… J'ai été fascinée, bouleversée… Et j'ai découvert réellement Sa Présence dans le Pauvre, le Petit : "J’ai eu faim et vous M’avez donné à manger. J'étais étranger et vous M’avez recueilli. J’étais malade et vous êtes venu Me visiter" (Mt 25). Alors mon amour pour le Pauvre, pour la Personne non-aimée, oubliée, est devenu encore plus grand.

L'appel de Dieu

Un jour m’est venue à l’esprit cette question : "Et si Dieu voulait que ma vie soit tout entière pour Lui, pour être avec Lui, Le suivre, L’aimer et Le servir dans le Pauvre ?" Je sentis que si je disais "oui", alors ma vie ne m’appartiendrait plus, elle serait à Dieu, au monde entier ; j’ai senti comme une dilatation de mon cœur, Dieu l'ouvrait aux dimensions du monde. Je sentis les Pauvres du monde entier entrer dans mon cœur et le désir de les aimer et les servir. Ma vocation religieuse et ma vocation missionnaire sont nées ensemble et grandissent ensemble chaque jour.

Avant mon voyage au Chili, je n’avais jamais pensé à la vie religieuse, je ne croyais pas que cela existait encore ! Je pensais revenir en France, continuer mes études, me marier et avoir beaucoup d’enfants. En famille, nous n’avions jamais parlé de la vie religieuse.

Pendant mon séjour au Chili, mon frère aîné faisait sa coopération au Cameroun pendant deux ans, et il fit là-bas la connaissance des Frères de Saint Jean. Un jour, nous nous sommes dévoilé cet appel que nous ressentions chacun à consacrer notre vie à Dieu.

De retour en France, après quelques semaines passées en famille et un pèlerinage au Sanctuaire de Notre Dame de Pontmain, nous quittions la maison familiale pour commencer notre formation religieuse, lui chez les Frères de Saint Jean, moi chez les Petites Sœurs des Pauvres. Mon frère aime à dire que nos deux vocations ne sont en réalité qu’une seule à double face !

Tremblement de terre

Après mes années de formation et ma Profession perpétuelle à La Tour St Joseph, St Pern (Ille-et-Vilaine), en 2009, j’ai été envoyée au Chili dans notre maison de Santiago Saint-Rosaire. Quatre mois après mon arrivée, le 27 février 2010, un grand tremblement de terre toucha les environs de Concepcion, Valparaiso, Santiago. Notre maison a été très affectée et nous ne pouvions pas y rester. Nous avons dû en quelques jours trouver un nouveau logement pour les 80 personnes âgées. La plupart ont été hébergées dans l’une de nos deux maisons les plus proches : Viña del Mar et Santiago Notre-Dame. Ce fut une expérience très forte et riche : j'ai admiré la solidarité, le courage et l'esprit de gratitude des gens qui sont venus nous apporter de l'eau, nous aider à réinstaller provisoirement les personnes âgées, les porter dans l'escalier car l'ascenseur ne fonctionnait plus, etc.

Après le départ des personnes âgées dans leur nouveau lieu de vie, j'ai été envoyée à Osorno pour aider à l'accueil des 50 résidents venant de la maison de Concepcion totalement détruite. J'ai eu la joie de prendre soin des dames plus dépendantes, puis j'ai été envoyée en Argentine à San Isidro, près de Buenos Aires, où je suis restée trois ans, encore auprès des personnes âgées les plus dépendantes.

Études

Mes supérieures m'ont demandé ensuite de revenir en France pour faire des études d'aide-soignante, chez les Sœurs Augustines de Malestroit : ce fut également une riche expérience, en particulier à travers les stages. Dieu a permis que les patients hospitalisés soient touchés par la joie et la tendresse qui émanent du don de notre vocation. Je me souviens particulièrement d'une personne avec un handicap moteur et cérébral de naissance, au Foyer d'accueil médicalisé de Belle-Île ; elle ne pouvait pas parler mais j'ai pu entrer en communication et gagner sa confiance par le sourire et la douceur des gestes. C'était si beau de la voir rire !

Un autre continent

Maintenant je suis au Sri Lanka depuis un an et demi, à Batticaloa. Notre maison accueille les personnes âgées les plus pauvres de la région. Certaines viennent de la rue, les autres vivaient dans des conditions de misère extrême, la plupart n'ont aucune famille. C'est un honneur et un privilège de prendre soin d'elles, de les accompagner dans les activités du quotidien, essayant de leur révéler par mes gestes, mon sourire, mon regard, combien elles ont de la valeur aux yeux de Dieu et à mes yeux.

Nous sommes huit Petites Sœurs. Dans la joie fraternelle et la collaboration, nous vivons notre mission de rayonner la tendresse de Dieu auprès des plus petits. Nous accueillons actuellement 45 personnes âgées.

La culture, le style de vie simple, laborieux et joyeux, de ce pays m'enrichissent beaucoup.

La religion imprègne toute la vie sociale, familiale et personnelle. La religion majoritaire est le bouddhisme (70%) puis l'hindouisme (12%). Mais il y a un grand respect et une tolérance afin que tous, même les minorités (musulmane et chrétienne), puissent pratiquer leur religion librement. Nous vivons au rythme des fêtes des différentes religions, en particulier la fête de la pleine lune "Poya Day" chaque mois. Les gens ont comme un sens inné du divin et de la vie spirituelle. Beaucoup travaillent dur pour nourrir et éduquer leurs enfants, ils sont éprouvés par la pauvreté, les problèmes familiaux, mais une joie et une force intérieure transparaissent sur leur visage. Leur religion leur apporte paix et réconfort.

Je me suis mise de tout cœur à l'apprentissage du Tamoul. L'alphabet comprend 246 graphies ! Les progrès sont lents mais j'ai déjà la joie de pouvoir parler avec les résidents et les membres du Personnel.

Mon frère, devenu prêtre en 2012, est également missionnaire et se trouve depuis six ans, dans le Sud de l'Inde, où il s'occupe de 54 enfants orphelins et sidéens.

Petit clin d'œil du Seigneur : il a appris lui aussi le Tamoul ! Nous sommes unis très profondément par la prière et nous nous confions mutuellement nos missions pour que Dieu puisse agir librement à travers nous.

La famille

Dieu, en nous appelant, mon frère et moi, à la vie religieuse, a répandu ses bénédictions sur notre famille : Il a mis mes parents en relation avec plusieurs personnes merveilleuses qui sont devenues de véritables et fidèles amis ; ils ont aussi commencé à faire du bénévolat à la maison des Petites Sœurs des Pauvres à Rennes et y ont trouvé une source de grande joie, donnant de leur temps et de leurs talents pour rendre les personnes âgées heureuses.

L’année dernière, après cinq ans de maladie vécue "avec la majesté d’une reine", pour reprendre l’expression de Sainte Élisabeth de la Trinité, notre chère Maman est allée chanter la Gloire de Dieu avec tous les saints du Ciel. Elle a vécu ses dernières années avec une force d’âme qui ne pouvait venir que de Dieu. Elle donnait son amour et son enthousiasme à tous ceux qui la côtoyaient. La dernière année, elle fut très heureuse d’être appelée par le curé de sa paroisse à s’engager dans la Pastorale des Malades. Ses visites apportaient aux malades beaucoup de joie et espérance, alors qu’elle était elle-même plus malade qu'eux ! Les nombreux témoignages reçus après son décès nous montrent combien Maman a touché les personnes ; elle n’a jamais fait de grand discours sur sa foi, mais elle a "prêché" par toute sa vie. Je rends grâce à Dieu pour sa vie et tout l’amour que j’ai reçu d’elle !

Lorsque mon frère apprit le décès de Maman, il se trouvait avec "ses enfants" en Inde ; une fillette de 12 ans qui venait juste de rentrer de l’hôpital après huit mois clouée au lit lui dit : "Ne sois pas triste ! Elle est maintenant très heureuse. Elle est sur les genoux de Jésus et elle n’a plus aucune souffrance. Que de la joie !" C’était la parole d’espérance que Maman adressait à mon frère et à chacun de nous par la bouche de cette enfant.

Que de la joie !

En fille de Sainte Jeanne Jugan, j'ai reçu aussi de merveilleuses grâces dans l’accompagnement et la veille des personnes âgées en fin de vie. Dieu m’a souvent fait la grâce d’être présente au moment où la personne passe "sur l’Autre Rive". J’ai pu être témoin du changement qui s’opérait dans l’âme de la personne en fin de vie : parfois angoissée, révoltée, avec des remords, elle devenait, dans les derniers jours ou derniers instants, paisible et pleine de confiance. J’ai été témoin de belles réconciliations autour du lit de la personne qui allait mourir.

Jésus a dit : "Voyant ce que vous faites, ils rendront gloire à votre Père qui est au Cieux".

Si notre témoignage de la bonté de Dieu dans notre vie pouvait conduire les âmes à Lui ! Il nous comble d’un bonheur si indescriptible ! Mon cœur déborde d’action de grâce. Oui, "Je veux rendre grâce parmi les peuples et jouer mes hymnes en tout pays où Dieu m’enverra" !

 

 

 

 

Télécharger ici la version PDF du témoignage publié dans la revue Découverte !

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Le pèlerinage du 1er mai, cuvée 2017, à Peyragude a ouvert dans la joie les pèlerinages vers Notre Dame…

 

Affiche PDF du pèlerinage Peyragude 

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Il y a des moments où l'on aimerait bien que Jésus descende de sa Croix et vole à notre secours. Il y a des moments où l'on a envie de crier, de demander justice et loyauté dans une société ultra-médiatisée et corrompue. Il y a des moments aussi où l'on aimerait ne pas appartenir à cette immense famille qui est l'Eglise et dans laquelle Satan peut essayer et réussir un peu à gagner le dessus.

Oui, je souffre que tant de personnes disent, pensent, ou croient que "tous les prêtres sont des pédophiles". C'est de la calomnie, purement et simplement. C'est du venin mortel jeté à la figure de tous, alors que tant et tant n'y sont pour rien, s'engagent même contre le Mal, les crimes, les fausses dénonciations et pour la vertu. Au quotidien, dans un don fidèle et profondément heureux.

"Le serviteur n'est pas au-dessus de son maître" dit notre Maître (Jean 15, 20). Et quand Jésus dit cela, il dit même : "Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï le premier…vous n'êtes pas du monde : c'est moi qui vous ai mis à part du monde et voilà pourquoi le monde vous hait…s'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi" (Jean 15,18-21). Ces paroles ont un coût, mais je préférerais dire qu'elles ont du prix. Car sans elles, je ne tiendrais pas. Sans notre bienheureux Maître, je ne tiendrais pas. Sans sa force intérieure et incroyable devant un tel déchaînement de Mal, de paroles injurieuses et cruelles, nous, les prêtres, nous ne tiendrions pas. Les prêtres ne sont pas "mis à part" pour être des sur-hommes, mais ils sont "mis à part", et heureusement, pour vivre du Christ souffrant et être témoins du Christ au-delà de la souffrance.

Des prêtres sont tués, assassinés chaque jour ces derniers temps dans le monde. Certains médias en parlent, d'autres ne parlent que de celui qui a tué un enfant dans sa chair et dans son âme. C'est grave, bien sûr. C'est effroyable. Jésus lui-même a dit "Si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être englouti en pleine mer" (Matthieu 18,6). Mais doit-on laisser le Mal vaincre ? Doit-on laisser Satan s'emparer de l'Eglise de Jésus en laissant de côté l'Eglise de Jésus, en ne défendant pas la foi et la majorité des prêtres qui la servent avec loyauté et courage ? Heureusement, beaucoup de chrétiens confirmés ou en passe de l'être, défendent la beauté du sacerdoce vécu par des hommes choisis par Dieu. Et cela aide ces hommes choisis par Dieu. Merci à vous, mes frères et mes soeurs !

Pourtant aujourd'hui, je pense aux enfants que Jésus appelle à la foi et à la vie éternelle et qui sont écartés de la catéchèse "parce que les prêtres sont tous pédophiles". Je pense à ceux que le Seigneur appelle à le servir comme prêtres pour faire le bien et qui ont peur ou honte de se démarquer de leurs compatriotes "parce que les prêtres sont tous pédophiles". Je pense aux parents et aux enfants "occasionnels" de Dieu qui s'écartent de l'Eglise et des sacrements "parce que les prêtres sont tous pédophiles"…

Jésus, j'ai confiance en Toi et en Toi seul. Viens sauver cette humanité froide et lâche. Viens la réveiller et la sauver, car tu es le Dieu qui nous aime. Ta croix est parfois lourde à porter, quand nous sommes victimes, avec toi, à tous les niveaux. C'est pourquoi, donne à ce monde des hommes et des femmes qui t'appartiennent et qui soient vraiment des frères et des soeurs les uns pour les autres. Des enfants de Dieu courageux et aimant, puisque grâce à Toi, Satan n'aura pas le dernier mot. Amen. Alleluia.

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Père Thibaud de La SERRE
27 octobre 2016

 

 

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Un Français sur 10 a déjà pensé s’engager dans la vie religieuse.
Un chiffre qui monte à 14% chez les 25-34 ans et à 15% chez les 18-24 ans. Et cela ne s'arrête pas là…

Le sondage réalisé par OpinionWay, pour la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) et dévoilé en exclusivité par LA CROIX le vendredi 4 décembre 2015, révèle un regain inattendu de la vie spirituelle chez les 18-24 ans. L’enquête met néanmoins en lumière certains freins et une méconnaissance des réalités de la vie religieuse par les Français. On constate également un décalage entre la perception que les Français ont de la vie religieuse et celle des religieux eux-mêmes sur leur engagement.

Détail de l'analyse ci-dessous des deux enquêtes « La vie religieuse en France et les jeunes » (étude auprès des français) et « L’engagement dans la vie religieuse » (étude auprès des consacrés de moins de 40 ans) réalisée par la soeur Nathalie Becquart, xavière, directrice du SNEJV (Service national pour l'évangélisation des jeunes et pour les vocations).

Pour la télécharger sous format PDF cliquez ICI.

1. Un regain spirituel et religieux chez les jeunes
1 jeune français sur 2 croit en l’existence de Dieu ! Et 15% ont déjà pensé s’engager un jour dans la vie religieuse !

Dans une société plurielle, complexe et profondément sécularisée, les croyants sont devenus minoritaires même si la majorité des français se reconnait catholique. 60% des français ne reconnaissent pas l’existence de Dieu. Mais si 38% des français l’existence de Dieu est probable, ce chiffre atteint 51% des 18-24 ans et 40% des 25-34 ans. De même, 37% des français, contre 46% des 18-24 ans pensent que dimension spirituelle ou religieuse est importante pour réussir sa vie personnelle (un chiffre proche de celui de 50% pour plus de 65 ans). En fait, c’est la tranche des 50-65 ans qui est la plus sécularisée, car le décrochage fort du religieux a surtout eu lieu après 68.
Cette enquête assez approfondie sur le rapport des français à la religion et à l’engagement religieux confirme un certain nombre de tendances déjà perçues sur le terrain et analysées dans d’autres enquêtes*. Si 30% des français évoquent rôle positif de la religion catholique notamment parce qu’elle transmet des valeurs (20%), 31% des français partagent des évocations négatives sur la religion catholique. Nous sommes dans un paysage religieux et spirituels pluriel, et contrasté avec de fortes différences générationnelles. Car cette enquête nous montre en premier lieu qu’il existe des écarts importants entre l’ensemble des français et la plus jeune génération. Les écarts de pourcentages sur bon nombre d’items entre les 18-24 ans, voir les 25-34 ans et les autres générations, nous font percevoir quelque chose d’un nouveau rapport au religieux en train d’émerger. Dans cette société postmoderne marquée par la laïcité, la religion et la foi n’ont pas disparu et connaissent même un regain d’intérêt et de pratique. Car 60% des français se disent catholiques, 32% sans religion dont 28% chez 18-24 ans. Et 19% des français, 25% des 18-24 ans se disent croyants et pratiquants, 42% français et 35% 18-24 ans non croyants. Et 11% des 18-24 ans pratiquent régulièrement (au moins une fois par mois) contre 8% français, 5% 18-24 ans pratiquent au moins une fois par semaine.

Sans doute sommes-nous entrés aujourd’hui dans l’ère de la post-sécularisation et les plus jeunes sont les premiers acteurs et porteurs d’une nouvelle soif spirituelle et d’une nouvelle vision du religieux. Une soif spirituelle forte se déploie, les plus jeunes ne sont pas vierges d’une expérience religieuse. Au contraire, ils ont déjà effectué plus de démarches et activités religieuses que leurs ainés de la génération des 25-39 ans et l’on retrouve parfois chez eux les mêmes pourcentages que chez les plus âgés au-delà de 65 ans. Ainsi cette enquête montre que les jeunes sont davantage croyants et pratiquants que leurs ainés, même si ils sont moins nombreux à avoir des parents catholiques ou à avoir été baptisés, catéchisés et à avoir reçus les sacrements de communion et confirmation. 71% des 18-24 ans sont de parents cathos, contre seulement 63% des 25-34 à mettre en regard des 78% du total des français qui déclarent être de parents cathos. 81% des français ont été baptisés et 66% ont reçu les sacrements de communion et confirmation contre 69% et 52% des 18-24 ans. 59% français ont prié contre 50% des 18-24 ans. En revanche les 18-24 ans sont bien plus nombreux (47%) que les 25-64 ans à avoir été scolarisé dans l’enseignement catholique (29% des français), été à des rencontres religieuses (32% contre 14% des français), fait des retraites spirituelles (21%) ou fait partie d’un mouvement confessionnel de jeunes (16%), et surtout à avoir consulté sur internet des sites religieux (31% contre 17% des français). Et dans un contexte de baisse des vocations et vieillissement des communautés religieuses, 46% des français et 43% des 18-24 ans ont déjà rencontré moine ou religieuse, et 54% chez les catholiques. On observe donc de nouvelles formes de rapports au religieux et surtout de pratiques, moins institutionnelles et sacramentelles. Plus personnelles aussi sans doute. Peut-être est-ce aussi le fruit d’un certain renouveau de la pastorale des jeunes2 en France que nous observons depuis quelques années qui, dans une démarche assez créative et missionnaire cherche à offrir des espaces et moments d’expérience.

Cette enquête nous fait percevoir que les plus jeunes ont une vision et appréhension de la religion sans doute assez différente du religieux de leurs ainés. On comprend donc pourquoi ils ont aussi un autre regard et rapport sur la vie religieuse, la vocation. La bonne surprise de ce sondage qui montre que les moins de 35 ans se posent davantage la question d’une vocation à la vie religieuse est probablement à mettre en lien avec ces nouvelles formes de religiosité et spiritualité. 10% des français ont pensé un jour s’engager dans la vie religieuse dont 15% des 18-24 ans et 14% des 25-34 ans. Ces nouvelles formes de trajectoire religieuse développées dans un contexte de soif spirituelle où les croyants sont minoritaires, passent davantage par une expérience personnelle qui produit une plus grande ouverture à la question de l’engagement et de la vocation.

2. Une perception positive mais décalée de la vie religieuse, et qui s’accentue chez les jeunes
Les français ont une perception assez positive de la vie religieuse. Seulement 28% la voient comme un non-sens.

Pour eux la vie religieuse est 1/ un choix de vie à 91% 2/ 19% l’envie de répandre la foi autour de soi mais 38% des 18-24 ans. 77% des français considèrent que les personne qui s’engagent dans la vie religieuse sont heureuses et 61% utiles à la société, 85% soutien pour Eglises locales, des gens comme vous 45%, en dehors de la vie de la société 50% mais 40% chez 18-24 ans. 65% des français (77% des catholiques/47% des non catholiques) ont une bonne image des religieux, et ce chiffre monte à 74% pour les 18-24 ans. Seuls 31% des français disent ne pas comprendre ce choix de vie**, et 23% ont une opinion négative de la vie en communauté. Le consacré leur apparait comme guidé par amour de Dieu 87%, disponible aux autres 81%, soutien pour l’Eglise locale 85%. L’opinion française perçoit aussi, mais dans une moindre mesure, la vie religieuse comme une réponse à l’appel de Dieu Et les plus jeunes la perçoivent encore plus comme un choix de vie radical et un engagement courageux et très profond (88%), du côté d’un dévouement très fort (84%). Il est à noter que 50% des 18-24 ans contre 26% des français voient comme raison d’entrer dans la vie religieuse une envie d’un engagement total. Par ailleurs, 86% des 18-24 ans et 71% des 25-34 ans considèrent que dans le cadre de la vie religieuse, vivre en communauté est un choix épanouissant, contre seulement 65% des français. 65% des français et 77% des 18-24 ans considèrent que le fait que certains religieux portent un habit est une bonne chose mais les réponses sont plus contrastées que pour autres tranches d’âges.

Par ailleurs, on observe sur plusieurs points un assez fort décalage entre l’image de la vie religieuse dans le grand public -et cela s’accentue chez les jeunes – et ce que les jeunes consacrés de moins de 40 ans interrogés dans l’autre enquête sur les mêmes questions en disent. Ainsi ce qui est le plus frappant est que parallèlement à leur perception assez positive et forte de l’engagement radical des religieux, les plus jeunes voient la vie religieuse comme encore plus déconnectée des réalités que la moyenne des français. En effet 77% chez 18-24 ans la voient comme une manière de fuir le monde actuel : à 77% chez 18-24 ans contre 63% chez les français et seulement 7% des jeunes consacrés. En résumé, les jeunes religieux(ses) qui se perçoivent comme modernes (à 66%) et extrêmement proches des réalités (à 94%) s’affrontent à une image générale de la vie religieuse dans le grand public comme hors du monde et déconnectée de la réalités (pas moderne pour 69%).

L’autre point fort de décalage entre la perception qu’ont les religieux d’eux-mêmes et l’image qu’en a le grand public est celui de la liberté. Car seulement la moitié des français pensent que la personne qui s’engage dans la vie religieuse est libre quand presque tous les consacrés vivent leur engagement comme un choix libre. Cette enquête met donc en lumière un enjeu important d’expliciter, voire de démystifier ce qu’est la vie religieuse pour aider à une meilleure compréhension de cette vocation qui pour beaucoup reste mystérieuse et éloignée de leurs réalités. Ces chiffres indiquent le besoin de rendre visible et surtout plus lisible ce qu’est réellement la vie religieuse selon deux axes importants le rapport à la liberté et le rapport au monde. Et donc de communiquer et expliciter davantage combien 1/ la vie religieuse est un vrai chemin de liberté qui rend les consacrés toujours plus libres et combien 2/ cette vie n’est pas hors du monde, mais est au contraire, un engagement radical pour le monde qui met au coeur des réalités de la société et non pas sur une autre planète.

Enfin sur d’autres aspects constitutifs de la vie religieuse il est intéressant de constater les points de convergences et de décalages de perception quant à ce choix de vie que représente la vie religieuse4, et notamment les écarts qui peuvent exister entre les plus jeunes et les autres générations sur la vision de la pauvreté, de l’obéissance et de l’engagement à vie qui disent peut-être quelque chose des évolutions en cours. Ainsi, pour 40% des français la pauvreté est un choix incompréhensible, mais seulement pour 17% des 18-24 ans. La vie religieuse est considérée comme un choix épanouissant par 41% des 18-24 ans et 30% des français. Et l’on voit un écart encore plus fort pour le voeu d’obéissance incompréhensible pour seulement 12% des 18-24 ans contre 36% des français. 1 Voeu d’obéissance perçu comme difficile à 54% par les français contre 80% des profès quand la chasteté est perçue comme difficile à 87% par les français et 72% par les profès. Enfin, Les freins évoqués pour empêcher d’envisager ce choix de vie sont : 1/ l’envie de fonder une famille à 58%, 2/ le fait qu’il faille s’engager à vie à 25% contre 33% chez 18-24 ans,3/ l’envie de laisser libre cours à sa vie 18% français contre 30% 18-24 ans, 4/ Le sentiment qu’on ne peut pas être heureux dans ce choix de vie pour 10% français et 23% 18-24 ans.

En conclusion, nous pouvons donc souligner que, d’après cette enquête, le mode d’engagement et le style de vie qu’impliquent la vie religieuse semble rester un choix ouvert et pertinent dans la société française d’aujourd’hui, en particulier chez les plus jeunes. Cela invite les religieux(ses) à relever le défi de la communication et de la pastorale des vocations pour : d’une part, rejoindre et partager davantage au grand public la réalité concrète de cette vie et, d’autre part, rejoindre et accompagner une jeune génération en grande soif spirituelle et recherche d’engagement. Et à déployer aussi une attention particulière et des propositions multiples et adaptées pour ceux – encore nombreux – qui pensent à cette vocation et sont en attente de moyens concrets et d’opportunité pour la découvrir, l’expérimenter et discerner si ce chemin peut les rendre heureux, libres et utiles aux autres.

3. Les nouvelles vocations à la vie consacrée : un choix de vie riche, fort et profond qui passe par la vie spirituelle, la relation, l’expérimentation et l’accompagnement.

L’engagement dans la vie religieuse par ceux qui ont franchi le pas est d’abord exprimé comme la réponse à un appel (96%), qui implique un engagement profond (89%) et passe par un choix de vie (84%). Les jeunes consacrés de interrogés par cette enquête qui perçoivent leur vie comme enrichissante (82%), permettant de porter le message de Dieu (80%) et répondant à leurs attentes (78%) expliquent leur choix d’abord par un désir de suivre le Christ dans la vie religieuse (98%), un désir de prière et de développement spirituel (82%) et un désir de donner un sens à sa vie (72%). Et s’ils se perçoivent très largement comme engagés dans la société (94%), ils choisissent un institut religieux en premier lieu par rapport à la spiritualité de l’institut (83%) et la vie de prière de l’institut (80%) avant la vie en communauté et la mission de l’institut (76% à égalité). Dans le même sens, les éléments qui ont le plus influencés les jeunes consacrés à choisir leur congrégation sont en premier lieu la vie de prière et le style de prière de l’institut (86%), le style de vie des membres (76%) et la vie en communauté de l’institut (83%) bien avant le type de ministères ou de missions de ses membres (64%) ou l’intuition du fondateur (63%). La taille de l’institut, ses implantations géographiques ou l’âge de ses membres n’ayant que peu d’influence. Ainsi on peut dire qu’aujourd’hui, la porte d’entrée des jeunes générations dans la vie religieuse est d’abord l’aventure mystique, l’expérience de la relation personnelle à Dieu et la soif spirituelle. Ils mettent d’ailleurs la prière avec les autres membres comme l’aspect le plus important de la vie en communauté (94%). Et on peut noter l’importance qu’ils accordent à l’Eucharistie (98%), la liturgie des heures (89%), la méditation ou l’oraison en communauté (79%) et l’adoration (78%) parmi les différents types de prière.

Mais l’entrée dans la vie religieuse reste un acte très fort, une aventure radicale qui du coup fait peur, sans doute d’autant plus dans un contexte marqué par des mutations rapides et une inquiétude sur l’avenir qui valorise une culture du provisoire et met à mal les engagements durables : comment dès lors peut-on tenir dans la durée et la fidélité ? Car ce qui est cité comme le premier frein qui peut empêcher d’envisager ce choix de vie est la peur de ne pas pouvoir tenir ses engagements à 51%, à égalité avec l’envie de fonder une famille (51%) et l’absence ou manque de foi (50%). Pour lever ces freins et cheminer vers cette vocation, les trois principaux leviers cités comme ayant aidé à discerner son appel à la vie religieuse sont l’accompagnement spirituel (83%), les séjours dans l’institut (77%) et une retraite de discernement (61%). On retrouve ici des points esquissés dans l’analyse précédente sur l’enjeu de l’accompagnement et de l’immersion pour ces jeunes générations – qui ont une nouvelle manière de construire leur identité et un autre rapport au religieux et au spirituel – qui ont besoin d’espaces, temps et lieux d’expérimentation concrets et de relecture et de parole pour avancer et s’orienter dans la vie. D’ailleurs quand on leur demande comment ils ont découvert leur institut, les jeunes consacrés français citent en premier lieu la recommandation de leur accompagnateur ou accompagnatrice spirituels (25%), ou d’un ami, d’une connaissance (20%), ainsi que l’occasion d’un évènement organisé par l’institut (20%) ou par le biais d’un stage dans unecommunauté de l’institut (14%). La capacité à tisser des relations avec les jeunes et/ou les « prescripteurs » que peuvent être les accompagnateurs, prêtres… et à développer des propositions et évènements pour accueillir des jeunes dans leurs communautés apparaissent comme les deux points-clés pour la pastorale des vocations des instituts religieux. L’effort en matière de promotion des vocations fait par leur communauté est le point que les jeunes consacrés de cette enquête évaluent le plus sévèrement dans leur institut (20% seulement le considèrent comme excellent) avec l’ouverture culturelle (sport, cinéma, spectacle). Or il est à noter que les premiers centres d’intérêt des jeunes sont justement la musique, le cinéma, le sport, les loisirs et sans doute un vecteur important pour développer une pastorale des jeunes et des vocations, et permettre peut-être davantage de passerelles entre le monde des jeunes et le monde de la vie religieuse.

Sur la question de l’habit, on perçoit aussi fortement à travers cette enquête de nouvelles approches chez les plus jeunes religieux. Car le fait de porter un habit est une bonne chose pour 96% des jeunes consacrés et 99% des moins de 30 ans. Cela permet, disent-ils, de savoir à qui nous avons à faire (86%), c’est une aide (85%), et c’est rassurant (79%). Point de vue partagé aussi par ceux dont l’institut ne porte pas d’habit, car seulement 72% français sont dans un institut qui porte un habit. Ainsi, si l’institut ne propose pas d’habit 43% disent qu’ils seraient enclins à en porter si ils en avaient la possibilité.

S’ils sont prêts à vivre dans une communauté avec des membres d’âge différents (à 88%), et de cultures différentes (68%), ils préfèrent largement vivre dans une grande communauté de plus de huit personnes (71%) et seulement avec des membres de leur institut (74%). Et font l’expérience que la vie en communauté est difficile Pour eux, c’est l’obéissance qui est le voeu le plus difficile (80%) puis la chasteté difficile à 72% et vivre en communauté à 65%.

Concernant le profil des jeunes consacrés français plusieurs points sont intéressants à relever : 53% travaillaient avant de rejoindre institut, 69% avaient un engagement dans l’Eglise, 67% ont participé aux JMJ, 50% ont fait du scoutisme, 45% avaient un engagement liturgique en paroisse, et 43% un engagement musical, 39% avaient participé à des rassemblements de jeunes comme Taizé, le Frat…, 37% ont participé à des activités avec communautés nouvelles, renouveau charismatique, 39% à un mouvement ou des activités pour enfants, 34% à un groupe, mouvement, activités pour des jeunes adultes.

Si cette enquête montre que les jeunes consacrés perçoivent le choix de la vie religieuse comme un chemin de bonheur (99% estiment que les personnes qui s’engagement dans la vie religieuse sont tout à fait (65%) ou plutôt (34%) heureuses), ils le perçoivent à 99% comme un choix peu ou pas compris par leur famille, leurs amis et s’éprouvent très fortement comme pas suffisamment nombreux (à 99%). Les jeunes consacrés, minoritaires dans un paysage de la vie religieuse vieillissant et en diminution, et une société où l’engagement dans l’Eglise, expriment un besoin fort de soutien et d’encouragement, notamment de la part de leur accompagnateur spirituel (88%), des membres de leur institut (86%), de leurs supérieurs (84%), leurs amis dans l’institut(73%) des collaborateurs et personnes qu’ils servent dans la mission (66%), des autres religieux(ses) (64%), de leurs formateurs (53%), de leurs amis en dehors de l’institut (55%) et des prêtres diocésains (44%). Ils indiquent par là sans doute l’enjeu pour les jeunes consacrés de bénéficier d’un bon accompagnement et d’un réseau de relations diverses et riches.


Sr Nathalie Becquart, xavière, directrice du SNEJV


* En effet, Selon la note d’analyse du CSA de mars 2013 « le catholicisme en France » http://csafr.com/multimedia/data/etudes/etudes/etu20130329-note-d-analyse-csa-decrypte-mars-2013.pdf le pourcentage de français qui se déclarent catholiques baisse proportionnellement avec l’âge (78% des plus de 65 ans, 31% des 18-24 ans), cette baisse se ralentit fortement chez les moins de 35 ans, ce qui montre que quelque chose du rapport à la religion s’exprime sans doute autrement dans ces nouvelles générations.

** La vision négative des religieux par 18% de l’échantillon est associée à une opinon négative de l’Eglise à 11%, puis des faits comme la pédophilie, les scandales 9%, Seulement 2% vient d’une expérience négative (école, internat…)

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Organisé par le Service des Vocations du diocèse d'Agen, le pèlerinage des Vocations aura lieu le samedi 30 avril 2016 à AMBRUS en présence de Mgr Herbreteau.

"Faites tout ce qu'il vous dira"

9h30 Accueil (confections des couronnes, répétition de chants)
10h00 Messe en l'honneur de la Vierge Marie
11h00 Témoignage du Père David Réveillac curé de St Cirq Lapopie
12h15 Repas tiré du sac
14h00 Histoire du pèlerinage et jeux
15h00 Méditation du Rosaire
15h45 Vêpres
16h15 Fin

Renseignements : 05 53 66 49 04 / mail : vocations47@gmail.com
Pour télécharger l'affiche cliquez ici.

Affiche-Pélerinage vocations à Marie

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La vocation de saint Matthieu

Evangile selon St Marc, chapitre 2, 13-17

Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac ; toute la foule venait à lui, et il les instruisait.
En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d’impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples : « Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

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Elie et le carmel

N’ayant pas de fondateur, les Carmes ont trouvé en Élie leur guide et leur Père ; ils ont retenu comme devise ses deux cris qui résument l’idéal carmélitain : « Il est vivant le Seigneur devant qui je me tiens ! » (1R 17,1 ;18,15) et « Je brûle de zèle pour le Seigneur, Dieu de l’univers ! » (1R 19, 10.14)

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  • Seigneur, veille sur ton Eglise pour que nous partagions la préoccupation de nos contemporains face aux menaces qui pèsent sur notre planète. Personnellement, en Eglise et en Congrégation que nous sachions favoriser le développement durable en faisant des énergies renouvelables et en maintenant des comportements écologiques.
     
  • Seigneur, nous te confions le chapitre général  de la congrégation des Filles de Jésus en cette année 2016 et des congrégations qui vivront un évènement semblable.
    Donne-nous de continuer de regarder le passé avec reconnaissance, le présent avec passion et l’avenir avec espérance.
     
  • Seigneur, nous te confions tous les émigrés arrivés dans notre pays, tous les blessés physiques et psychologiques, conséquences de la guerre, de la violence, des injustices, du manque de solidarité.
    Que nous soyons des personnes d’écoute, de miséricorde, témoins de l’Espérance qui nous habite.
     
  • Seigneur, nous te rendons grâce, pour la fidélité des époux, le synode sur la famille, pour tout ce que cela a suscité de réflexion, de prise de conscience pour une pastorale adaptée aux différentes situations et aux différents continents.
    Que l’on prenne au sérieux la réflexion sur la vocation et la mission de la famille, ainsi  que la mise en place d’un service de la pastorale familiale.

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Vocation d’Abraham

«Le Seigneur dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai.  Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction.  Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.  Abram partit, comme le Seigneur le lui avait dit, et Lot partit avec lui. Abram était âgé de soixante-quinze ans, lorsqu'il sortit de Haran.  Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, avec tous les biens qu'ils possédaient et les serviteurs qu'ils avaient acquis à Haran. Ils partirent pour aller dans le pays de Canaan, et ils arrivèrent au pays de Canaan. Abram parcourut le pays jusqu'au lieu nommé Sichem, jusqu'aux chênes de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays.  Le Seigneur apparut à Abram, et dit : Je donnerai ce pays à ta postérité. Et Abram bâtit là un autel au Seigneur, qui lui était apparu. Il se transporta de là vers la montagne, à l'est de Béthel, et il dressa ses tentes, ayant Béthel à l'occident et Aï à l'orient. Il bâtit encore là un autel au Seigneur, et il invoqua le nom du Seigneur. Abram continua ses marches, en s'avançant vers le midi. »  (Gn 12,1-9).

L'ordre de départ est total : il s'agit de tout quitter : pays, famille et maison familiale, pour partir dans un pays inconnu. Il serait difficile de concevoir un arrachement plus radical.

La place proéminente des promesses : elles occupent les versets 2 et 3, soit la plus grande partie de la parole de Dieu, ce qui est dire l'importance qui leur est donnée.

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  • Que dans la fidélité à leur vocation, les moines « ne préfèrent absolument rien au Christ, lequel daigne nous conduire tous ensemble à la vie éternelle ». (*Règle de saint Benoît, ch. 72ème*)
     
  • Qu’au cœur de l’Eglise et de notre Diocèse, les moines progressent dans la vie religieuse et dans la foi, qu’ils courent le cœur dilaté dans la voie des commandements de Dieu, remplis d’une douceur ineffable de dilection. (cf. *Règle de saint Benoît, Prologue*)

 

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